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Le Costa Rica a été élu le 16 octobre
2007 comme membre non permanent du Conseil de Sécurité, siège qu’il occupera durant deux ans (période
2008-2009.Le Burkina-Faso, la Libye, le Vietnam, et la Croatie ont été aussi élus
pour occuper un siège au Conseil de Sécurité pour la même période.
Dans le groupe Amérique latine/Caraïbes, le Costa
Rica a été élue avec 179 voix. Pour être élu, un pays doit recueillir les
deux tiers des voix des États présents et votants.
L'Assemblée générale compte 192
membres. Le vote se déroulé à
bulletins secrets et ses résultats ont été proclamés par
le président de
l'Assemblée générale, Srgjan
Kerim. Le Costa Rica succède au Conseil de sécurité le 1er janvier 2008 au
Pérou.
Le Conseil se compose de quinze
membres dont cinq permanents dotés du droit de veto (Chine, États-Unis,
France, Grande-Bretagne, Russie). Les 10 autres sont élus chaque année par
tranches de cinq, pour des mandats de deux ans non immédiatement
renouvelables. Les cinq non-permanents actuels, dont le mandat court jusque
fin 2008 sont l'Afrique du Sud, la Belgique, l'Indonésie, l'Italie et le
Panama.
Depuis son entrée au Conseil de Sécurité, le Costa Rica a proposé de
développer un agenda approprié relatif aux valeurs de sa politique extérieure
comme la paix, le désarmement, les droits de l´homme et la prévalence du
droit international et le droit international humanitaire, ainsi que sur la
réforme des méthodes de travail du Conseil.
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Entretien avec
M.Bruno
Stagno Ugarte
Ministre des
Relations Extérieurs et Culte du Costa Rica
Publié dans La Lettre Diplomatique n° 81
Premier trimestre 2008
http://www.lalettrediplomatique.fr/contribution.php?id=28&idrub=116
Une diplomatie au service de la paix et de
l’environnement
Extrait
« L.L.D. : Votre pays a été élu
membre non-permanent au Conseil de Sécurité des Nations unies pour la période
2008-2009. Quelle position entendez-vous y faire valoir, notamment en matière
de droits de l’homme et de désarmement ? Comment comptez-vous faire
progresser les propositions du groupe des « Cinq petits Etats » en faveur de
la réforme des Nations unies, en particulier pour limiter le droit de veto au
sein du Conseil de sécurité ?
M.B.S : Depuis son entrée au Conseil de Sécurité, notre
pays a proposé de développer un agenda conforme aux valeurs de sa politique
extérieure comme la paix, le désarmement, les droits de l’homme, la
prévalence du droit international et le droit international humanitaire,
ainsi que la réforme des méthodes de travail du Conseil.
De notre point de vue, nous devons non seulement exiger la mise en œuvre des
compromis internationaux déjà adoptés en matière de désarmement et de
non-prolifération, dont la non-application est considérée comme une menace ;
mais nous devons aussi faire en sorte qu’ils soient appliqués à ces nations
qui possèdent déjà ce type d’armes et ne devraient pas développer de
nouvelles technologies nucléaires.
Nous plaidons de ce fait pour le respect et la mise en œuvre des obligations
qui émanent du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et du
Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TPCE).
La communauté internationale, et en particulier le Conseil de Sécurité,
doivent affronter sans délai la question de la non-prolifération des armes
nucléaires et éviter les doubles positions dans l’application de la
réglementation qu’exige le désarmement.
Le Costa Rica assume précisément depuis janvier 2008 la Présidence du Comité
1540 du Conseil de Sécurité, qui est un organe auxiliaire mis en place afin
d’assurer l’application de la résolution 1540 du 28 avril 2004. Cette
résolution adoptée sous le Chapitre VII de la Charte des Nations unies,
impose une série d’obligations astreignantes pour tous les Etats membres,
comme, entre autres, le devoir de s’abstenir d’apporter un quelconque type de
soutien aux agents non-étatiques qui essaieraient de développer, acquérir,
fabriquer, posséder, transporter, transférer ou employer des armes
nucléaires, chimiques ou biologiques et leurs systèmes de vecteur.
Depuis que nous avons intégré le Conseil de Sécurité, nous avons soutenu et
promu la protection des droits de l’homme dans les zones de conflit. Nous
avons aussi plaidé pour une plus grande collaboration et une coordination
entre le Conseil et d'autres organismes comme la Cour pénale internationale
(CPI). Le Costa Rica a montré sa préoccupation à l’égard de la légitimité des
gouvernements, des valeurs de gouvernance, ainsi que de la situation des
populations déplacées et des réfugiés provoquée par des conflits.
Comme vous l’avez évoqué, la Suisse, Singapour, la Principauté du
Liechtenstein, la Jordanie et le Costa Rica plaident pour limiter le droit de
veto des cinq membres permanents. Mais il convient aussi de préciser que la
proposition envisage que le Conseil de Sécurité soit plus transparent et
rende compte des décisions qu’il adopte. L’objectif n’est pas de limiter le
pouvoir du Conseil de Sécurité, mais d’augmenter la collaboration entre le
Conseil et l’ensemble de ses membres. Nous pensons en effet que nous
continuerons à avancer, précisément par le dialogue et le travail proactif
que nous mettons en œuvre pour arriver à des consensus sur ces idées. »
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