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Ecologie et développement durable
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![MCj04282010000[1]](PG000558_archivos/image002.gif)
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Le Costa Rica occupe seulement 0,03%
de la superficie terrestre (51.100 km²). Néanmoins, il concentre à lui seul
près de 6% de la biodiversité mondiale.
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Sa diversité naturelle d’espèces et
d’écosystèmes, s’explique en partie grâce à son emplacement géographique. Le
Costa Rica est situé entre les ensembles continentaux de l’Amérique du Nord
et de l’Amérique du Sud, ce qui lui a permis, pendant des milliers d’années,
d’être au cœur d’innombrables espèces animales et végétales. D’autres
facteurs jouant en sa faveur sont : la largeur de ses côtes (255kms de
côte caribéenne et 1103km de côte Pacifique), une chaîne montagneuse qui
fournit de nombreux microclimats et une mer territoriale de 589.000km².
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Les
Parcs Nationaux
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L’ensemble des Parcs Nationaux et des
Réserves représente une superficie de 13.420 hectares
soit 25.6% de la superficie du pays. Ces parcs et réserves comprennent les
îles et les plages, les forêts tropicales humides et sèches, les volcans en
activité, des sources thermales, des grottes, des montagnes, des canyons, des
fleuves et des chutes d’eau.
Cet héritage biologique qui est le
produit de millions d’années d’évolution, nous donne en spectacle une nature
qui n’a pas été transformée, pratiquement pas ou peu domestiquée. Les
contributions de ces écosystèmes à l’humanité sont multiples. D’un côté, il y
a les apports non environnementaux : bois, plantes, écorces, racines,
feuilles, graines, fruits, fleurs et autres qui ont enrichi l’agriculture, l’industrie
et la recherche scientifique. De l’autre, les contributions à
l’environnement : le contrôle de l’érosion causée par les pluies et le
vent ; la protection des eaux, des sols, la fixation et l’accumulation
du dioxyde de carbone qui limite l’effet de serre et la biodiversité entendue
comme la variété d’êtres vivants dans un écosystème donné.
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Législation
environnementale
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Le Costa Rica a souscrit à quarante
cinq traités environnementaux à une échelle internationale (la plupart
ratifiés entre 1990 et 2003). De multiples normes ont aussi été promulguées
comme : la Loi Organique du Ministère de l’Environnement et de l’Energie
(MINAE, 1993) ; la Loi de l’Environnement (1995) ; la Loi
Forestière (1996) et la Loi sur la Biodiversité (1998). Depuis l’approbation
de cette dernière, la conservation et la gestion du développement durable
s’effectue d’une façon plus concrète. La Loi tient compte de l’opinion
publique dans sa demande de conservation et de protection de la biodiversité
et des espèces menacées. Elle tient aussi compte des mesures prises par
l’opinion publique pour conserver, protéger et employer de façon durable les
ressources biologiques afin d’assurer une qualité de vie aux générations
futures et la survie du patrimoine naturel.
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Leadership
international
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Le pays a exercé un fort leadership
sur la scène internationale :
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*A partir de 1992, il est devenu le
siège mondial du Conseil de la Terre.
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*Le Costa Rica a joué un rôle
primordial dans l’introduction de nouveaux schémas de développement durable,
comme la négociation de la dette externe en contrepartie de la protection de
la nature.
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*Il a joué un rôle-clé dans les
Activités d’Installation Conjointe (AIJ) et dans les négociations relatives à
la consolidation d’un marché international du carbone ayant pour but de
contribuer à la protection climatique des générations présentes et futures.
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*Le Costa Rica a participé aux
négociations ayant conclu à l’adoption du protocole de Biosécurité.
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*Il a exercé un leadership dans les
négociations relatives aux ressources forestières grâce à l’
« initiative Costa Rica - Canada » et s’est proposé comme le siège
du Forum des Nations Unies sur les Forêts.
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* Il a participé de façon notoire à
la rédaction du Protocole de Kyoto
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* Le Costa Rica a été le siège de deux
importantes conférences : la 7ème Conférence des Membres de
la Convention Relative aux Sols Humides d’Importance Internationale (en
particulier l’Habitat des Volatiles Aquatiques, Convention RAMSAR 1999); et
celle du Groupe d’Experts ayant accès aux Ressources Génétiques et à la
Distribution de Bénéfices effectuée cette même année.
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L’environnement
et les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux
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La gestion des ressources biologiques
costariciennes relève du Ministère de l’Environnement et de l’Energie (MINAE)
et plus particulièrement, au sein de ce dernier, du Système National des
Aires de Conservation (SINAC), responsable de la conservation et du
développement durable de la biodiversité du pays, regroupant pour la plupart
les forêts primaires et secondaires, les mangroves, les sols humides et la
reforestation.
L’Institut National pour la
Biodiversité (INBIO) a été crée en 1989, sur la base d’une initiative privée,
à but non lucratif. Il a pour objectif de rechercher, faire connaître et
promouvoir le développement durable de la biodiversité du pays. Il a joué un
rôle prépondérant dans l’établissement de conventions à échelle
internationale dans la recherche de substances chimiques, de gènes, etc.
présents dans les plantes, les insectes, les organismes marins et micro
organismes, pouvant servir aux industries pharmaceutiques, médicales,
biotechnologique, cosmétique, nutritionnelle et agricole. Cet institut a
obtenu d’importantes reconnaissances au niveau national et international,
parmi lesquelles le Prix Prince des Asturies (1995) et le Tech Museum 2003.
Le parc INBIO, inauguré il y a quelques années, est un espace ouvert au
public qui intègre la biodiversité à la recherche scientifique, l’éducation
et les loisirs.
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