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Gastronomie costaricienne
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Antécédents
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Bien
avant le débarquement de Christophe Colomb sur ses côtes, les grandes
civilisations florissant sur le continent Américain, maintenaient des
relations commerciales entre elles. Au moyen du troc ou en échange de fèves
de cacao, les différents peuples d’Amérique Centrale pratiquaient le
commerce: esclaves, fruits, légumes, bois, plumes d’oiseaux, peaux, jade,
indigo, cuivre, or, céramique, poissons séchés, graines et herbes pour
épicer leurs aliments.
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Ce
commerce s’effectuait par voies terrestres (routes ou chemins de pierre),
fluviales (tirant profit des voies navigables des grands fleuves) et
maritimes (autour de toutes les côtes d’Amérique Centrale).
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Les
autochtones, installés stratégiquement dans une zone de passage entre les
civilisations Inca, Maya et Aztèque, vinrent compléter les produits
alimentaires du pays par un échange qui, progressivement, donna lieu à une
tradition culinaire propre, fondée sur la culture du maïs, du cacao, du
haricot noir et du « pejibaye » (Bactris gasipaes).
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Ce
régime alimentaire était enrichi par des produits de la chasse comme le
gibier, l’iguane, le sanglier, le lapin, le « saíno » (Tayassu tajacu), le
« tepezcuintle » (Agouti
paca), le canard et d’autres volatiles; mais aussi par des poissons,
des moules, des coquillages, et des crabes.
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La
culture du maïs
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Selon le
« Popol Vuh », le livre sacré des mayas, l’homme fut crée par les
dieux à partir du maïs. Le maïs constituait la principale source
d’alimentation des populations locales qui moulaient les grains durs et
secs, les faisaient bouillir à l’eau avec de la chaux ou des cendres et les
pilaient sur des « metates » en pierre (Nom originaire du náhual
metlatl. Il fait référence à une pierre ou meule de forme rectangulaire
soutenue par un trépied) à l’aide d’un pilon.
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La
farine de maïs ainsi obtenue et mélangée avec un peu d’eau, se pétrissait à
la main jusqu’à obtenir une certaine consistance. On en faisait des
tortillas en plaçant au creux de la main des petites boules de pâte qu’on
tapotait jusqu’à ce qu’elles deviennent circulaires et aplaties comme des
galettes. Ensuite, elles étaient cuites dans une poêle chaude et
lorsqu’elles commençaient à dorer, on les tournait pour qu’elles gonflent
de l’autre côté, pendant quelques secondes.
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Le cacao
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Les
mayas et les aztèques utilisaient le cacao comme aliment, boisson de
cérémonie et monnaie d’échange. Dans le livre sacré des mayas, il est ainsi
fait référence au cacao: mot maya signifiant « aliment des
dieux ».
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Les
graines de Xocolatl étaient utilisées comme monnaie d’échange pour payer un
tribut ou une contribution aux empereurs aztèques et pour acheter des
esclaves ou des aliments. Avec 100 fèves de cacao, il était possible
d’acheter un dindon ou un esclave.
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On
raconte que l’Empereur aztèque Montezuma (d’après qui le Xocolatl était une
boisson divine qui renforçait la résistance, combattait la fatigue et
pouvait servir à séduire les femmes), prenait du xocolatl plusieurs fois
par jour dans des coupes d’or robustes.
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Avec
les fèves torréfiées et moulues de la cabosse (fruit du cacaoyer), les
populations locales préparaient une sorte de crème ainsi qu’une boisson
froide qu’ils buvaient à la fin des repas dans des tasses, des vases ou des
pots en terre, peints avec grande minutie. Ils l’épiçaient de multiples
façons : avec des grains de maïs moulu, du miel d’abeille, des gousses
de vanille, ou des piments et du rocou pour lui donner une couleur rouge.
Les aztèques appelaient cette boisson Xocolatl.
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Les
espagnols modifièrent le mot qui devint Chocolat puis chocolate. En Europe,
le chocolat devint non seulement une boisson à laquelle on ajouta du lait
et du sucre, mais aussi une préparation sucrée et soyeuse, presque liquide,
qui au moment de se refroidir, adoptait la forme de n’importe quel moule ou
récipient et vint à s’appeler bonbon ou chocolat.
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Le haricot
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Le
haricot est un des légumes pouvant se vanter d’avoir plusieurs noms
puisqu’il est aussi appelé « frijol », « alubia » ou
« judía seca ». Son origine est très ancienne et des
caractéristiques et fonctions très variées lui ont été attribuées :
dans la culture grecque, il servait de bulletin de vote pour l’élection des
magistrats et les anciens astrologues qui ne limitaient pas leur croyance à
la migration des âmes au royaume animal, croyaient qu’ils se
réincarneraient aussi en haricots. Les arabes les cultivaient en petites
quantités et les appelaient al-lubya.
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Le
haricot noir, rouge ou de couleur café, est originaire d’Amérique Centrale.
Selon des traces archéologiques trouvées à Coaxtlán, dans l’Etat de Puebla,
il a commencé à être utilisé il y a sept mille ans. Le haricot est arrivé
en Espagne en provenance d’Amérique au XVIème siècle puis il est parvenu en
Italie et en France.
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Le « pejibaye »
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Après
le temps de la conquête, la population du Costa Rica est entrée dans un
processus de désintégration de sa culture, qui a finalement permis
l’abandon de pratiques ancestrales. Parmi celles-ci, les multiples
utilisations de l’arbre de « pejibaye » : un svelte palmier
muni de fruits pendant comme des grappes, dont la palette de couleurs varie
des tonalités jaune intense en passant par l’orange, au rouge flamboyant.
Néanmoins, le fruit de ce palmier, le « pejibaye », garde son
importance dans le régime alimentaire des costariciens et constitue l’un
des principaux produits que le Costa Rica exporte en conserve.
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En
référence aux autochtones costariciens et à leur relation avec le
« pejibaye », le frère Adrián de Ufeldre a dit :
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Ce
fruit leur sert d’aliment et de boisson de Septembre à Décembre, ils ne
mangent ni ne font usage d’aucune autre boisson si ce n’est celle qu’ils
extraient du « pejibaye », après l’avoir fait bouillir ou cuire.
Sous ces deux formes, ce fruit symbolise à la fois sa complexité et son
goût qui, à nul moment de l’année égale en
grosseur et en brillance qu’au cours de ces mois-ci… Vous devez
beaucoup à cet arbre, car c’est en lui que vous puisez vos aliments, vos
boissons et vos armes, puisqu’il vous procure de quoi faire des lances, des
arbalètes et des flèches et qu’il vous alimente (Olaya 1991 :162)
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Les
populations locales tirèrent profit de ce grand palmier. Ses feuilles
servaient de toit pour les habitations, les troncs étaient utilisés en
guise de poutres et à partir des feuilles, ils obtenaient des fils pour
faire des cordages ou des ficelles. Les épines du tronc leur servaient à
faire des clous, des burins, des aiguilles, des épingles, des hameçons, et
des pièges pour la chasse. Ils obtenaient du cœur du palmier un tendre
légume : « le cœur de palmier ». Le « pejibaye »,
tout comme le cœur de palmier,
peut se manger seul, avec du sel, de la mayonnaise ou du beurre. Il peut
aussi servir d’accompagnement au riz, aux gâteaux, on prépare aussi des
crèmes, des soupes et des salades variées.
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La chicha et le vin de coyol
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De
tout temps ; les autochtones ont préparé une boisson spiritueuse. Ce
contenu alcoolisé, issu de la fermentation de divers fruits, graines,
feuilles, plants, racines et sève de plante, varie beaucoup.
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Le pulque,
très utilisé par les aztèques, est issu des feuilles du maguey. L’arrk en
Inde et le sakki au Japon, sont issus de la fermentation du riz. La chicha
des sociétés préhispaniques est obtenue après avoir doré le maïs dans une
poêle, en ajoutant de l’eau et en le laissant fermenter dans des pots
d’argile. Le vin de palme, issu de la sève de différents palmiers, est
connu dans toutes les zones tropicales de la planète.
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Les
autochtones réalisaient du vin à partir du fruit d’un palmier appelé
« coyol »: ils incisaient le tronc avec des couteaux en pierre
très aiguisés, afin d’en extraire la sève sucrée. D’après les experts
« coyoleros », pour obtenir une bonne production de sève, il
fallait que les incisions soient faites en lune croissante, par une
personne ayant une « bonne main ».
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Les
autochtones donnaient un usage restreint à la consommation de ces
boissons : ils les limitaient à certaines cérémonies religieuses et
festivités où l’aspect communautaire prévalait.
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Le güaro ou eau de
vie, élaboré à partir de la canne à sucre (on extrait aussi de la canne à
sucre de la mélasse ou du sucre brun non raffiné qui, avant de durcir, est
transvasé dans des moules en forme de cône tronqué faisant un à deux
centimètres de hauteur. Le caramel ainsi obtenu est râpé et fondu pour
préparer l’« agua dulce ») introduite par Christophe Colomb en
Amérique, est un produit de consommation
populaire au Costa Rica faisant le lien entre les cultures indigène et
espagnole. Son syncrétisme s’exprime de diverses façons : par son nom
dérivé du quechua, sa méthode de fermentation que les préhispaniques
utilisaient déjà, et par son processus de distillation introduit par les
arabes en Espagne et par ces derniers en Amérique.
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Ce
n’est pas un hasard si une valse traditionnelle costaricienne vante ses
qualités :
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Hymne au
güaro (M. Arias-Gutiérrez-Aguilar)
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Le
guäro blanc est un aliment
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Je
veux vivre d’enivrement (Bis)
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Lorsqu’il
coule dans ma gorge
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Je me
dis que j’adore boire ! (Bis)
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Anis
du singe, rhum rouge
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Whisky
et gin, je veux avaler (Bis)
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Je
veux me soûler, vivre de cuites
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Je
préfère un coup à boire plutôt qu’une femme (Bis)
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Ecoute
moi l’ami, paye toi un coup
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Celui
qui ensorcelle le sang, c’est le meilleur (Bis)
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Oublie
les belles-mères, n’aies pas honte,
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Celui
qui est ivre, ne sent plus la douleur (Bis)
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Lorsque
je monte jusqu’aux étoiles
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J’aimerai
vivre que de l’ébriété (Bis)
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Et que
l’on m’enterre avec cent bouteilles
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Si je
dois mourir à cause de ce vice (Bis)
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Aujourd’hui,
le güaro s’accompagne de « bocas », qui sont la version
costaricienne des « tapas » espagnoles ou de
l’ « amuse-gueule » français. Il peut aussi être mélangé à
du jus de fruits de pastèque, de guanábana (corrosol), d’ananas ou
d’orange, froid ou battu à point de neige, ou avec du lait de coco.
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Le métissage gastronomique
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A
l’époque coloniale, la nouvelle population d’origine espagnole, donna un
nouvel élan à l’introduction d’autres cultures : le blé, le riz,
l’avoine, la canne à sucre, le café, le coton, des fruits comme l’orange et
la banane. Elle fut aussi à l’origine de l’essor de l’élevage bovin,
porcin, et avicole.
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Bien
que l’autochtone domestiqua les traditions culinaires des espagnols (le
pain de blé, etc…), l’héritage de la tradition culinaire locale devint
impossible à effacer, donnant origine à un métissage culinaire particulier.
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D’où
la tradition de couvrir ou enrouler certains aliments dans des feuilles de
banane plantain avant de les cuisiner, pour leur ajouter du goût, c’est une
tradition qui est toujours employée. De même, les tortillas font toujours
partie des foyers costariciens.
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Bien
que la coutume de frire les aliments ait été introduite par les espagnols,
dans la gastronomie costaricienne, elle s’est mélangée à l’habitude de
faire bouillir, cuire à la braise et faire rôtir les aliments sous terre.
La poêle, la jarre, le pilon, le « metate », la marmite en argile
et la tasse ont été complétés par des ustensiles comme la marmite en fer et
d’autres importations d’héritage espagnol.
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Il est
ainsi évident que la plupart de l’alimentation costaricienne d’aujourd’hui,
est le produit d’un parfait mélange de traditions souvent modifiées mais
qui a su garder ses origines. Parmi l’apport européen, d’origine française,
on distingue principalement : les sauces, les soufflés, la pâtisserie et
les tourtes de viande.
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Par
exemple, l’épi de maïs se consommait cuit ou grillé. Par la suite, ses
grains ont été mélangé avec des légumes du terroir comme le fruit de la
chayotte (ou christophine), l’ « arracache », la pomme de
terre et la banane plantain ; on a ajouté de la viande hachée et des
herbes comme le coriandre, qui donna origine aux traditionnels
« picadillos » costariciens. Les grains de maïs sont aussi la
base du pozol : une soupe consistante à base de maïs blanc avec de la
viande de porc, du poivron, des feuilles de coriandre et des morceaux
d’avocat (traditionnel du Mexique et d’Amérique Centrale, mais avec une
saveur différente dans chaque pays). Plus tard, le maïs a été servi en
accompagnement de multiples salades et de riz.
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En
mélangeant le maïs tendre moulu avec des ingrédients tels que le lait, les
œufs, du sucre, de la crème, du beurre et du fromage, introduits par les
espagnols, on prépara des crèmes et des « mazamorras » (sorte de
pudding au maïs) sucrées et salées.
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A base
de maïs dur, cuit et moulu, on obtint une pâte avec laquelle on élabora des
« tamales » de maïs
farcis de poulet et de raisins secs, enroulés dans de la tuza (feuille
d’épi de maïs).
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Avec
de la farine ou de la pâte de maïs (farine de maïs et un peu d’eau), on fit
les tortillas, dont les variantes sont : les « gallos » (Tortillas
enveloppant des haricots, de la viande hachée, des feuilles de laitue, des
morceaux de tomate, du guacamole ou de l’avocat écrasé et du fromage râpé), les « empanadas » farcies au fromage, à la
viande de bœuf, veau ou poulet ; le « tamal » cuit avec du
fromage, les « tamales » enveloppés dans des feuilles de banane
plantain, qu’on a l’habitude de manger à Noël et qui sont élaborés avec
tout type de farce (chaque famille a sa propre recette et il est coutume
d’échanger des « tamales » au sein de la famille, avec les
voisins et les amis). Il y a aussi des boissons très variées : le
« pinolillo » et la « horchata », dont les ingrédients
sont du riz bouilli, des cacahuètes grillées, du lait ou de l’eau, de la
cannelle, du sucre, du rhum, du cacao et de la vanille.
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Les
fromages élaborés dans le pays se sont peu à peu distingué des fromages
européens jusqu’à obtenir des variantes comme le « fromage
palmito », le « fromage Turrialba », le « fromage
tico », le « fromage aux herbes », le « fromage
fumé » avec un goût et une consistance propre.
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En
mélangeant le riz, introduit par les espagnols, avec des produits du
terroir, on obtint le « gallo pinto », mélange de riz et de
haricots noirs, assaisonné avec de l’ oignon, du poivron, du coriandre, et servi
avec un œuf ou de la crème fraîche pour déjeuner ; le riz au poulet
est une combinaison de ces deux ingrédients, auxquels on ajoute de
l’oignon, du poivron, des tomates, du coriandre et souvent du maïs ;
ainsi que le riz au cœur de palmier.
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Les
haricots sont utilisés pour préparer le « gallo pinto » et le
« rice and beans » (spécialité culinaire des descendants afro
caribéens, composée de riz, haricots, lait de coco et herbes aromatiques).
Avec les haricots noirs, on prépare aussi la soupe noire et la purée de
haricots moulus que l’on sert en accompagnement des tortillas ou avec des
rondelles frites de banane plantain appelées « patacones ».
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Dans
la province de Limón, en plus du « rice and beans », on peut
déguster des plats caribéens très variés comme par exemple, le « pan
bon »(
Pain sucré avec des fruits secs et quelquefois du fromage), le « ron don » (Légumes avec de la
chaire de poisson et du lait de coco) et le
« patie »( Tourte de viande) épicé.
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Petit
à petit, la gastronomie costaricienne a acquis sa place au niveau
international : les livres de cuisine traditionnelle, de nouvelle
cuisine, de Guanacaste ou de Limón ont été traduits vers d’autres langues
et certains chefs costariciens ont été invités dans des pays européens et
en Amérique du Sud et aux États-Unis pour des démonstrations culinaires.
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