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Science et technologie

 

 

Les ressources humaines constituent la richesse fondamentale du milieu scientifique et technologique costaricien. C’est pourquoi il convient de citer quelques sources et statistiques donnant raison à l'existence d'un Costa Rica, non seulement vert mais disposant, en outre, d’un grand potentiel scientifique et technologique.

 

 

 

Antécédents

 

Dès la fin du XIXe siècle, quelques naturalistes européens et costariciens, diplômés à l'étranger, menèrent des études sur la faune et la flore du Costa Rica. Ils établirent alors les bases de ce qui serait le futur développement des sciences biologiques, biomédicales et agricoles.

 

A cet effort initial s’ajouta, au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, la création de l'Université du Costa Rica (UCR, 1940). Petit à petit, cette institution s’est ouverte à diverses branches du savoir scientifique : créant l'École de Médecine (1960) ; ouvrant le département de Physique Atmosphérique, Océanique et Planétaire ; le Centre de Biologie Cellulaire et Moléculaire et le Centre de Recherches Géophysiques (GIGEF, 1979).

 

Afin de former des ingénieurs et des techniciens universitaires, l'Institut Technologique du Costa Rica fut crée (en 1970). Deux années plus tard, le Conseil National pour la Recherche Scientifique et Technologique (CONICIT) ouvrit ses portes. Il alterne un enseignement en sciences de la santé et la pratique de la recherche scientifique. Un autre centre de recherche important qui est apparu au cours de cette décennie, est l'Institut Clodomiro Picado (1976), spécialisé dans la connaissance des serpents et dans la production d'antipoison. Tous ces efforts, menés conjointement avec la création de la Caisse d'Assurance Sociale Costaricienne et celle des hôpitaux comme l'Hôpital pour Enfants, nous ont conduits à atteindre des taux exemplaires en matière de santé: un faible taux de mortalité infantile (9.25 pour mille enfants nés) et une espérance de vie de 78 années.

 

La création du Ministère des Sciences et de la Technologie (1986), a promu un nouveau développement scientifique, portant des efforts éducatifs en science et en technologie. La Fondation Omar Dengo qui a vu le jour en 1987, dispense plusieurs cours en technologie numérique à des écoles et propose une formation aux enseignants. De plus, sont apparues plusieurs industries basées sur la technologie, s’appuyant sur des structures de type Internet. Parmi elles, quelques 150 entreprises consacrées à la production de software ou logiciels, qui vendent leur produits en Amérique Centrale, au Mexique et aux États Unis ; les plus importantes sont : Exactus, Sysde, Tecapro, Codisa et Artinsoft.

 

 

 

Importants comptes-rendus  internationaux

 

Au cours de l'année 2003, un rapport de l'Union Internationale des Télécommunications (UIT) a placé le Costa Rica comme le second pays d'Amérique Latine étant le mieux équipé d’Internet et d’autres technologies de l'information.

 

Le Rapport Global de Sous-traitance (GOR) de 2005, place le Costa Rica comme le troisième pays au monde (après la Chine et l'Inde) ayant le plus de potentiel en matière d'industrie de sous-traitance (outsourcing). Les recherches menées conjointement par Going Global Ventures et Horasis ont pris en compte les critères suivants : coût, risque et opportunités de marché.

Il ne faut donc pas s’étonner si des entreprises de haute technologie comme Intel, HewlettPackard (HP) et Microsoft ont fait des centaines de millions de dollars d´investissement au Costa Rica. Le Costa Rica est, par habitant, le premier exportateur de logiciels d´Ámérique Latine.

 

Un article publié au Courrier International du 13 au 16 avril 2006 dit: « Lorsque le fabricant d´instruments chirurgicaux MedTech, au New Jersey, a cherché un pays à bas coûts pour y construire une usine, les géants indien et chinois semblaient s´imposer. Mais il s´est finalement décidé pour le Costa Rica, des entreprises spécialisées dans les sciences médicales, comme Baxter International et Boston Scientific, l´avaient déjà précédé. Quand le président de MedTech, George Blank, a besoin d´appeler quelqu´un sur le site costaricain, il sait qu´il n´y a qu´une heure de décalage horaire. Et, au lieu de perdre près d´une journée de voyage pour se rendre en Asie, il peut gagner San José, la capitale du Costa Rica, en quatre heures et demie de vol direct. »

 

 

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