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LE COSTA RICA
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Présentation du pays
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Nom
Officiel
République du Costa Rica
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Capitale
San José
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Président de la
République

Dr. Oscar Arias Sánchez (élu le 5 février 2006),
Prix Nobel de la Paix 1987
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Ministre
de Relations Extérieurs

Bruno Stagno Ugarte
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Prochaines
élections
Février 2010
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Religion officielle
Catholicisme
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Superficie
51 100 km2

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Langue
Officielle
L'Espagnol est la langue officielle de l'État,
mais, malgré une extension géographique
relativement faible, six langues autochtones sont parlées
sur le territoire costaricien: le maleku, le cabécar, le bribri, le
guaymí, le brunca et le térraba.
Sur la côte
atlantique du pays, habitée majoritairement par l'ethnie afro
caribéenne, on parle un « anglais créole » : le
« mekatelyu » issu de la prononciation « May I tell
you ».
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Climat
Les caractéristiques géographiques du Costa Rica
expliquent des conditions climatiques très changeantes. Du côté de
l’Atlantique et du Pacifique sud, le climat est tropical, sans saisons
définies, alors que dans le reste du pays, il existe une saison des pluies
(de mai à novembre) et une saison sèche (de décembre à avril), avec une
température moyenne de 22° C. La température sur les côtes et sur les plages varie entre 21° et 32°C. Sur les
plateaux, elle tourne autour de 22°C et elle peut atteindre 40°C sur les
côtes. Les nuits sont fraîches.
Même pendant la saison des pluies, les matinées
sont ensoleillées et chaudes et en général, les après-midi sont pluvieuses.
Le mois le plus froid peut être novembre, décembre
ou janvier, tandis que le plus chaud peut être avril ou mai.
Les montagnes sont à l'origine de trois types de
climat : la zone tropicale humide de l'Atlantique, la zone tempérée de la
Vallée Centrale et la zone tropicale du Pacifique caractérisée, elle, par des
étés très chauds et des saisons pluvieuses très accentuées
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Géographie
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Le territoire costaricien, qui mesure 51 100
kilomètres carrés, est situé entre les parallèles 8° 02 ’ 26" et 11°13’12" au nord de l’Equateur, et les méridiens 82°
33’
48" à l’ouest de Greenwich, au centre du continent américain. Il partage
ses frontières au nord-ouest avec le Nicaragua, au sud-ouest avec le Panama,
à l’ouest avec l’Océan Pacifique et à l’Est avec la Mer des Caraïbes. La côte
Caraïbe mesure 255
km, tandis que le littoral Pacifique s’étend sur 1.103
kms. L’île du Coco, au sud-ouest de la péninsule de Osa dans l’océan
Pacifique, fait partie du territoire national.
Veuillez consulter les plans du Costa Rica dans
notre Site Web de l´Ambassade ou dans le site Web www.visitezlecostarica.com
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Le
Costa Rica
1 466 Km de côtes (1 254 Km côté Pacifique, 212
côté Atlantique)
3 cordillères volcaniques : Guanacaste (112 Km), la Cordillère Centrale (76 Km) et Talamanca
(180Km)
594 379, 15 hectares : taille de la Cordillère Volcanique Centrale.
3 819m : volcan Chirripó point
culminant de la Cordillère Centrale.
Cette chaîne est composée des volcans encore en
activité qui donnent au Costa Rica des sols très riches et fertiles ainsi
qu’une importante biodiversité.
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Organisation
territoriale
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Le territoire se divise en sept provinces : San
José, Alajuela, Cartago, Heredia, Guanacaste, Puntarenas et Limón.
Chaque province est divisée en 81 cantons et 463 districts. Le pouvoir central
est représenté dans chaque province par un gouverneur et le canton est géré
par un conseil municipal dont les membres sont élus au suffrage universel.
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Le
Costa Rica est divisé en sept provinces
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Subdivisions du Costa Rica
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Alajuela
Cartago
Guanacaste
Heredia
Limón
Puntarenas
San José
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Niveau d’éducation
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Indicateur
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Valeur
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Alphabétisme
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96,0%
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Taux brut de scolarité
transition
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87,8
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Taux brut de scolarité* I
cycle
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110,3
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Taux brut de
scolarité* II cycle
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99,6
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Taux brut de scolarité*
III cycle
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77,2
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Taux brut de scolarité
d’éducation diversifiée
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48,4
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Source : IX Rapport Etat de la Nation
* La référence est le taux brut de scolarité dans
l’éducation régulière, calculé en fonction de la
population en âge d’être scolarisée et déterminée
par les estimations et les projections des populations en vigueur
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Symboles Nationaux
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Le drapeau
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Drapeau
civil. Ratio: 2:3
Le drapeau tricolore actuel (bleu, blanc, et
rouge) a été dessiné en 1848 par Pacífica Fernández Oreamuno, épouse du Président José María Castro Madriz, qui s’est inspirée du drapeau français.
Le Blason
National fait partie du drapeau.
Les couleurs représentent:
Le bleu représente le ciel du pays.
Le blanc représente la paix.
Le rouge représente le sang des costariciens
morts pour la liberté.
Les franges sont d’une proportion de 1:1:2:1:1.
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2-Le
Blason du Costa Rica
Le 5 mai 1998 un nouveau modèle officiel de
blason a été adopté afin de mettre en
évidence une fois de plus les trois volcans en activité traditionnellement
représentés au centre du blason. Le blason actuel montre trois volcans
(correspondant aux trois cordillères qui traversent le pays) et une vaste
vallée située entre deux océans (l’Océan Pacifique et la Mer des Caraïbes)
sur lesquels est représenté un bateau marchand qui illustre l’histoire
maritime du pays. A l’horizon, un crépuscule de soleil apparaît, encadré par
des pépites d’or (le café). Deux branches de myrtes sont attachées par un
ruban sur lequel figure en lettres dorées la légende « République du
Costa Rica ». Les sept étoiles en forme d’arc représentent les provinces
de la République. Un ruban bleu en guise de couronne surmonte le tout avec la
légende « Amérique Centrale ».
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3-L’arbre
de Guanacaste
L'arbre de Guanacaste (enterolobium cyclocarpum)
est devenu un symbole national depuis le décret du 31 août 1959.
Le mot Guanacaste provient du nahuatl: quauitl
qui signifie arbre et nacaztli, oreille, par la forme de ses fruits qui
ressemblent à des oreilles.
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4-La
carreta
Le décret N° 18197-C - publié au J.O. (Gaceta) N°131
du 18 juillet 1988
a déclaré symbole national ce chariot coloré qui a
joué un rôle très important dans l'histoire économique et sociale du Costa
Rica.
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5-
La guaria morada (cattleya skinneri)
Le 15 juin 1939 cette orchidée a été déclarée
fleur nationale. Elle est très présente dans toute l’Amérique centrale mais c’est au Guatemala et au Costa Rica
qu’elle est le plus répandue.
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6-
Le yigüirro
Le yigüirro (turdus grayi) a été déclaré symbole
national le 3 janvier 1977. Cet oiseau est aussi appelé tordi gris ou
petirrojo.
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7-
Le cerf à queue blanche
Symbole national depuis le 2 mai 1995, c’est une
espèce en voie d’extinction : il est chassé illégalement et son environnement
naturel est détruit à cause de l’urbanisation.
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L’Hymne National
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Noble patrie, ton beau drapeau est l’hymne
national du Costa Rica depuis 1853. Sa musique fut composée par Manuel María Gutiérrez, qui la dédia au français Gabriel-Pierre Lafond.
Lafond fut ministre plénipotentiaire en France de
1857 à 1860. Il fut le premier agent consulaire nommé par le Costa Rica. Il
exerça cette position plusieurs fois
jusqu’en 1867. D’après la première édition de la partition, composée à Paris
en 1864, le compositeur Manuel María Gutiérrez lui aurait dédié l’Hymne
National du Costa Rica. Lafond reçut de nombreuses récompenses telles que la
Légion d’Honneur (en France), l’insigne de l’Ordre d’Isabelle la Catholique (en
Espagne) et celui de l’Ordre de Saint Grégoire le Grand (au Saint Siège).
Les paroles de l’actuel Hymne National furent
composées en 1903 par José María Zeledón Brenes.
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Noble patria, tu hermosa bandera
Noble patria tu hermosa bandera
Expresión de tu vida nos da:
Bajo el límpido azul de tu cielo Blanca y pura
descansa la paz.
En la lucha tenaz de fecunda labor
Que enrojece del hombre la faz,
Conquistaron tus hijos, labriegos sencillos,
Eterno prestigio, estima y honor,
eterno prestigio, estima y honor.
¡Salve oh tierra gentil!
¡Salve oh madre de amor!
Cuando alguno pretenda tu gloria manchar,
Verás a tu pueblo, valiente y viril
La tosca herramienta en arma trocar.
¡Salve patria! tu pródigo suelo
Dulce abrigo y sustento nos da;
Bajo el límpido azul de tu cielo
¡Vivan siempre el
trabajo y la paz!
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Le Costa Rica a l'un des Indices de Développement Humain les plus
élevés parmi les nations en développement, et l’un des taux
d'alphabétisation les plus élevés du continent.
L'abolition des forces armées en 1948, qui a surpris le monde entier, a
libéré des ressources qui ont été employées pour financer un système
d'éducation obligatoire et gratuit jusqu'au baccalauréat, ainsi que des
services médicaux accessibles à tous.
Le Costa Rica est également la démocratie la plus ancienne et la plus
stable d'Amérique Latine. La peine de mort a été abolie en 1883, soit un
siècle avant la France, et les femmes ont obtenu le droit de vote en 1949.
Après le vote des garanties sociales en 1941, le système de sécurité
sociale a été universalisé en 1981. Cette mesure a effectivement placé le
Costa Rica à la tête des pays en développement en ce qui concerne la
réduction de la mortalité infantile, le contrôle des maladies
transmissibles, et l'espérance de vie (76 ans, l'une des plus élevées au
monde).
La paix
a toujours été au centre des préoccupations au Costa Rica. En 1987, le
Président Oscar Arias Sanchez a reçu le Prix Nobel de la Paix après avoir
participé de manière remarquable aux efforts de pacification en Amérique
Centrale. L'esprit démocratique et les décisions prises sur une base
consensuelle, sans intervention militaire, apparaissent ainsi comme des
traits caractéristiques des "Ticos"
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Devise Nationale
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Que le travail et la paix soient toujours présents!
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Histoire
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Le 18 septembre 1502, lors de son quatrième voyage,
Christophe Colomb découvre le Costa Rica. Il débarque sur l’île que les
natifs appelaient Quiribrí, située sur la côte caribéenne, et lui donne le
nom de la Huerta (l’actuelle Ile Uvita). En 1519, après avoir quitté le
Panama en empruntant la route de l’océan Pacifique, Gaspar de Espinosa, Juan
de Castañeda et Hernán Ponce de León arrivent au golf de Nicoya. En 1522, Gil
González Dávila explore les terres de cette zone et en 1524 Francisco
Fernández de Córdoba fonde Villa Bruselas, une installation qui sera de
courte durée. En résumé, la conquête du Costa Rica a été tardive. En 1561,
Juan Cavallón et le Père Juan Estrada Rávago entreprennent la conquête du
territoire qui commençait déjà à être appelé Cartago ou Costa Rica. Pendant
qu’Estrada se rend sur la côte caribéenne, Juan de Cavallón entre dans la
Vallée Centrale et fonde la première ville, Garcimuñoz, près de l’actuelle
Desamparados. Plus tard, le « Conquistador » Juan Vásquez de
Coronado, en plus de parcourir l’ensemble du territoire, procède au transfert
du Siège du Gouvernement vers la Section Est de la Vallée Centrale, le
Guarco, et donne l’ordre de fonder Cartago. Cependant, ce n’est qu’en 1562
avec le Gouverneur Anguciana de Gamboa que la ville est véritablement fondée
dans le Guarco.
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Le Costa Rica a fait partie de Castilla de Oro et de
l’Evêché de Santa María la Antigua de Darién. Lors de la création des
Vice-royautés, le Costa Rica a fait partie de la Vice-royauté de la Nouvelle
Espagne pendant toute la période coloniale, et, au sein de cette énorme
Vice-royauté, la pays a été un Gouvernement de l’Etat Major du Guatemala,
jusqu’à l’entrée en vigueur de la Constitution de Cadiz (1812-1814 et 1820 et
1821). Quant aux Audiences, le Costa Rica a d’abord appartenu à l’Audience du
Panama puis à celle du Guatemala. Pendant les périodes où la Constitution
Gaditana a été en vigueur, la Vice-royauté a été divisée en Députations Provinciales
(Diputaciones Provinciales). Le Costa Rica et le Nicaragua ont formé la
Députation Provinciale du Nicaragua et du Costa Rica, laquelle, comme toutes
les Députations, était composée de sept Députés (quatre du Nicaragua et trois
du Costa Rica) et était présidée par l’Autorité Espagnole.
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A partir de 1570, l’insertion du Costa Rica dans
l’économie coloniale se fonde sur l’exportation de vivres, de matières
premières, de bétail, entre autres. Il s’agit cependant d’une colonie pauvre,
isolée et marginale. Au 17ème siècle, le cacao est l’axe principal du cycle
exportateur, mais sont apogée est fugace et elle s’affaiblit en raison d’une
série de facteurs (peu de routes et de ports, attaques de pirates et de
zambos mosquitos…). L’essor économique de la Vallée Centrale pendant le 18ème
siècle profite de l’impact des Réformes des Bourbons, cristallisées dans les
établissements de tabac et d’alcool. Ces réformes stimulent la culture de la
canne à sucre, établissent le contrôle étatique de la production, et
permettent le commerce du tabac et de l’alcool. Il faut souligner que tout au
long du 18ème siècle, on assiste à un accroissement démographique, accompagné
de nouveaux emplacements : Heredia (Villa Vieja), San José (Villa
Nueva), Alajuela (Villa Hermosa). A la fin du 18ème siècle, entrent dans le
pays les premières graines de café, un produit qui sera au centre de
l’économie nationale à partir du XIXème siècle.
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En 1821, la Députation Provinciale du Nicaragua et du
Costa Rica se déclare indépendante et est annexée au Mexique. La Députation
est alors gouvernée par un règlement interne, avec des Assemblées de
Gouvernement, ce qui lui octroie une grande stabilité. L’annexion à l’Empire
Mexicain ayant échoué, elle fait partie d’une union appelée Provinces Unies
de l’Amérique Centrale, puis de la République Fédérale de l’Amérique Centrale
(1824-1838). En tant qu’Etat de la République Fédérale, le Costa Rica s’est
toujours acquitté de nommer les autorités et de payer l’impôt fédéral. Suite
à l’échec de la République, le Costa Rica devient un Etat autonome pendant 10
ans et déclare la République le 31 août 1848.
Le Costa Rica ainsi que les autres pays
d’Amérique Centrale célèbrent leur indépendance le 15 septembre 1821
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De 1848 à
nos jours, le Costa Rica n’a cessé d’être une République
Dès 1838, le Costa Rica commence à exporter du café directement vers la Grande Bretagne.
Ces exportations se régularisent à partir de 1843, faisant ainsi du Costa
Rica le premier pays latino-américain à entreprendre des échanges commerciaux
avec l’Europe. Les bénéfices du café permettent au pays de s’armer lorsque
les forces américaines esclavagistes arrivent au Nicaragua et envahissent le
pays sur ordre de William Walker. Le président Juan Rafael Mora parvient à défendre son
pays, les flibustiers sont vaincus lors de la Bataille de Santa Rosa, le 20
mars 1856, et sont expulsés. La lutte continue au Nicaragua ; le Costa
Rica s’empare du fleuve et du territoire de San Juan et les défend pendant
les premiers mois de 1857, rompant ainsi la voie d’approvisionnement de
Walker en hommes et en armes, lequel capitule le 1er mai 1857.

Le président Juan Rafael Mora parvient à défendre son
pays, les flibustiers sont vaincus lors de la Bataille de Santa Rosa, le 20
mars 1856, et sont expulsés
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Dans la seconde moitié du XIXè siècle, en raison du
développement des exportations de café et de l'instauration du suffrage
universel en 1889, le pays subit une transformation économique et sociale. De
plus, la réforme libérale de l'enseignement et la politique connue sous le
nom de "plus d'écoles, plus de routes" seront déterminantes pour le
développement du Costa Rica au XXè siècle.
Le café est également à l’origine de l’émergence d’une
nouvelle classe sociale qui jouera un rôle clé non seulement dans la vie
politique du pays, mais aussi dans le développement matériel et
culturel.
A partir de 1870, à la suite du coup d’Etat militaire
de Tomás Guardia, on assiste à la montée d’une nouvelle génération de
libéraux appelée « Génération de l’Olympe ». En 1871, la
Constitution Politique est mise en place et au cours des années qui suivent,
le pays se modernise et, le capitalisme agraire ainsi que les cultures
populaires, sont stimulées. La construction du chemin de fer de l’Atlantique
figure parmi les œuvres les plus importantes entreprises durant cette
période. Il est à l’origine de la culture des bananes dans cette zone, dont
l’apogée se situe entre 1890 et 1914.
La Constitution de 1871 est réformée en
1882 et la peine de mort est abolie.
En 1888, de nouveaux codes, le code civil et le code pénal, sont créés.
La Constitution Politique de 1869 instaure
l’éducation primaire gratuite et obligatoire
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En 1884 et 1885, les lois de réforme éducative mises en
vigueur par le Secrétaire d’Etat à l’Instruction Publique et aux Finances,
Mauro Fernández, et par ses collaborateurs, établissent un système
d’enseignement par niveaux.
La période comprise entre 1840 et 1940 se caractérise
par les efforts des paysans pauvres et des indigènes pour défendre les terres
communes ; la pression croissante des petits et moyens caféiculteurs
pour que les exportateurs et les bénéficiaires suppriment le café au meilleur
prix ; l’organisation des artisans et des ouvriers des villes favorables
à l’augmentation des salaires et à la diminution des heures de travail; la
formation d’un groupe de nouveaux jeunes intellectuels et la fondation de
partis non traditionnels (le Parti Réformiste (1923) et le Parti Communiste
(1931)). La fondation de la Ligue Civique pour lutter contre les monopoles de
la United Fruit Company et de la Compagnie Electrique, la Bond and Share, est
à l’origine de la création du Comité National d’Electricité qui régule les
tarifs de l’électricité. A cette période, les groupes de citoyens sont au
centre des actions, alors que le gouvernement reste à l’écart. La création de
l’Institut de Défense du Café permet l’instauration d’un salaire minimum pour
les journaliers en 1935. Cet Institut contribue aussi à la réforme bancaire,
qui consolide le contrôle de l’offre financière par l’Etat ainsi que le
financement des travaux publics, faisant diminuer le chômage.
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En 1940, le docteur Rafael Ángel Calderón Guardia assume le pouvoir et malgré les sérieux problèmes
économiques provoqués par la Seconde Guerre Mondiale, l’Université du Costa
Rica est fondée en 1940. Qui plus est, les groupes politiques ainsi que la
position de l’archevêque de San José, Monseigneur Victor Manuel Sanabria,
sont propices à une série de réformes : la Constitution Politique est
modifiée afin d’y inclure le chapitre concernant les Garanties Sociales
(1942), le Code du Travail est créé (1943).

Dr. Rafael Calderón Guardia et les Garanties Sociales (1942)
En 1946, les fréquentes fraudes électorales, incitent
le gouvernement de Teodoro Picado à créer le Code Electoral. Cependant, la
création tardive du Code, la dégradation constante de la situation sociale,
le manque de confiance envers le gouvernement ainsi que le comportement de la
police provoque la colère des « brazos caídos » (grève de 1947).
Les élections peuvent se dérouler mais elles sont annulées par le Congrès le
1er mars 1948, ce qui conduit le pays à une guerre civile sous la houlette de
José Figueres Ferrer. La lutte oppose les ré | | |