Information concernant le droit d´asile politique au Costa Rica et le
droit à obtenir la nationalité costaricienne.
1. Le droit d´asile au Costa Rica
Le droit d'asile est pleinement garanti par la Constitution en
son article 31 qui prévoit que "le territoire du Costa Rica est un asile
pour tous ceux qui sont poursuivis pour des raisons politiques. Si, pour des
impératifs légaux, leur expulsion est décrétée, ils ne seront jamais renvoyés
dans le pays qui les a poursuivis. L'extradition sera réglementée par la loi ou
par les traités internationaux et ne sera jamais accordée en cas de délits
politiques ou connexes à ceux-ci, selon la qualification costaricienne."
Cette disposition constitutionnelle est conforme à celle de la
Convention américaine relative aux droits de l'homme qui prévoit ce qui suit en
son article 22, paragraphe 7 : "Toute personne a le droit, en cas de
persécution pour délits politiques ou pour délits de droit commun connexes à
des délits politiques, de rechercher et de recevoir asile en territoire
étranger conformément à la loi de chaque Etat et aux conventions
internationales." Le paragraphe 8 du même article prévoit ce qui
suit : "En aucun cas, l'étranger ne peut être refoulé ou renvoyé dans
un autre pays, que ce soit son pays d'origine ou non, lorsque son droit à la
vie ou à la liberté individuelle risque de faire l'objet de violation en raison
de sa race, de sa nationalité, de sa religion, de sa condition sociale ou en
raison de ses opinions politiques."
La décision d'octroyer
l'asile politique incombe au pouvoir exécutif; il s'agit
d'une décision discrétionnaire du Président et du Ministre des relations
extérieures. Le principe général qui est appliqué en l'occurrence vise à
sauvegarder l'intégrité physique de quiconque risque de perdre la vie, alors
que ce n'est pas le cas pour les personnes qui cherchent à se prévaloir de ce
droit afin d'échapper à la justice.
Dans ce domaine, la jurisprudence de la Chambre
constitutionnelle (décision n 5462-94 du 21 septembre 1994) relative
au cas n 4842-C-93 est ainsi conçue :
"Le territoire du Costa Rica est un asile pour tous ceux
qui sont poursuivis pour des raisons politiques (article 31 de la
Constitution), mais ni cet article ni l'article 41 n'obligent le pouvoir
exécutif à expliquer pourquoi il refuse l'asile, du fait que les étrangers ont
les mêmes droits et devoirs que les Costariciens avec les exceptions et limites
prévues par la Constitution et par la législation; de ce fait, c'est à l'Etat
d'accueil qu'il revient de juger s'il s'agit d'un cas d'urgence. Bien que la
question qui se pose ne soit pas l'existence ou l'inexistence de dispositions
juridiques, le pouvoir discrétionnaire de l'exécutif en la matière s'exerce
dans le cadre des relations internationales reconnues par la Constitution (article
140, paragraphe 12), ce qui fait que, l'asile une fois octroyé, il ne peut être
laissé sans effet que par la procédure appropriée."
La Chambre constitutionnelle au Costa Rica a indiqué
aussi que la Convention concernant l´Asile Politique dont le Costa Rica est
partie contractante, donne aux Etats un marge très ample de discrétion en ce
qui concerne le pouvoir de l´Etat qui reçoit la demande d´asile de qualifier
si les motifs de la persécution
sont effectivement politiques… et pour vérifier s´il s´agit d´un cas
d´urgence.
2.
La
nationalité costaricienne :
Selon la législation costaricienne un étranger peut obtenir la
nationalité costaricien mais ceci n´a pas comme conséquence, perdre la
nationalité d´origine. La perte d´autres nationalités c´est un facteur qui peut
devenir comme conséquence de la législation de l´autre pays mais ce n´est pas une conséquence prévue dans
notre législation.
D´ailleurs, un étranger au Costa Rica peut obtenir la nationalité
costaricienne par naturalisation, soit par mariage avec un 1) costaricien ou
une costaricienne – il faut démontrer qu´on a été marié au moins deux ans- ou 2) soit parce qu´il a vécu légalement en
tant que résidence pendant sept ans dans les pays et 3) remplir quelques
conditions tels qu´avoir une bonne conduite, démontrer qu´il un office ou moyen
pour vivre, qu´il sait parler , écrire et lire dans la langue espagnol, se soumettre
a un examen de l histoire du pays et ses valeurs et jurer qu´il va séjourner
dans le territoire national de manière régulier et qu´il va respecter la
constitution de la République